Outil de management, de soi même, d’autrui et des situations, permettant de mesurer le comportement
d’une personne ainsi que ses motivations, ce qui la pousse à agir. Chacun d’entre nous possède des niveaux différents de chacune de ces couleurs, c’est ce qui nous rend unique.
Le
MBTI
Etabli d'après les travaux de Carl Jung par Katharine Briggs et sa fille Isabel Myers,
l'indicateur typologique Myers-Briggs offre 16 types de caractère possibles à partir de 16 combinaisons.
Préférences
cérébrales
La fenêtre de JOHARI
Modèle qui représente le degré de connaissance de l'autre et de soi-même dans les relations entre individus. Il traduit les
différentes interactions entre l'individu et le groupe dans lequel il évolue.
Repérer les niveaux de
développement de ses collaborateurs et y adapter son style de management.
Quel style de management adopter afin de rentabiliser au mieux l'énergie dépensée et maximiser le résultat obtenu ?
Parce qu'il gère une équipe composée avant tout d'individualistés, le manager doit adapter sa gestion, à chacun de ses collaborateurs, en fonction de chaque tâche.
Il n'y a pas un style de management idéal, mais des styles adaptés à diverses situations. Telle est l'approche d'Hersey et Blanchard qui, définissant
le concept de manager "éducateur", ont, dans les années 1980, proposé de classer les collaborateurs selon deux critères : la compétence, c'est à dire
le savoir, fait de savoir-faire et de potentiel (le caractère) et l'engagement, c'est à dire le (bon) vouloir, fait de motivation et de confiance en
soi.
L'efficacité dépend de la capacité du leader à adopter le style qui convient le mieux à la situation.
Aussi Hersey et Blanchard font-ils l'hypothèse que n'importe quel style peut être efficace ou inefficace selon le degré de maturité professionnelle des
collaborateurs.
Cette maturité ne doit pas être confondue avec la maturité psychologique: elle est uniquement relative au travail.
Sera dit "professionnellement mature" l'individu capable de s'autodiriger dans sa tâche, s'en tenant pour responsable et motivé par ses propres résultats. Le degré de maturité
dépend donc de la compétence et de l'intérêt pour le travail.
Ils distinguent 4 niveaux de maturité :
Maturité faible D1: les collaborateurs n'ont pas les connaissances nécessaires et sont peu motivés.
Maturité moyenne-faible D2 : malgré un manque de connaissance, les collaborateurs sont motivés.
Maturité moyenne-élevée D3 : malgré les connaissances, les collaborateurs sont peu motivés.
Maturité élevée D4 : les collaborateurs sont à la fois motivés et compétents.
Un jeune débutant sera très probablement moins "mature" qu'un ingénieur engagé dans la réalisation d'un projet passionnant.
Cette maturité professionnelle est susceptible d'évolution.
De même que l'éducateur, le manager doit accompagner cette évolution en y adaptant son comportement: très présent et exigeant au départ, il doit peu à peu développer les
aspects relationnels puis laisser de plus en plus place à l'initiative des collaborateurs. C'est la théorie du cycle de vie du leadership: chaque degré de maturité a sa
correspondance dans la grille de management.
Cette évolution n'est pas irréversible. Il peut y avoir des régressions: on enregistre une baisse du moral ou de l'efficacité. Le manager doit alors adapter son attitude à cet
état de fait ; revenir à un style plus directif avec des collaborateurs de maturité moyenne ; témoigner plus d'attention et de considération, s'ils sont déjà à un niveau de maturité élevé. La
grille de management fournit des repères.
Le problème le plus fréquent dans les relations hiérarchiques habituelles, c'est le comportement stéréotypé du manager, qui répond de la même façon en toutes
circonstances. L'évolution de la maturité des collaborateurs s'en trouve généralement bloquée à un niveau moyen.
La philosophie de la délégation, c'est précisément le passage à l'état adulte de la relation managériale. Le "retrait" relatif du manager par rapport à l'initiative du
collaborateur me paraît être un aboutissement naturel et désirable. Ce qui n'exclut nullement sa disponibilité et sa vigilance constante.
Blanchard ("Le manager minute" 1982), a plus spécifiquement approfondi la notion de cycle de développement du collaborateur vers l'autonomie. Pour lui, l'évolution d'une personne
à son poste de travail passe successivement par quatre étapes...
A prendre connaissance, le "basic" de Didier NOYE et le livre de Dominque TISSIER.
La brève de Business digest
Le management situationnel répond à la nécessité d'exercer différents modes de leaderchip, à différents moments et
avec des équipes souvent hétérogènes. Basé sur une approche par comportement, ce livre vise à aider les managers à motiver leurs équipes d'une façon équilibrée et à rendre leurs collaborateurs
plus autonomes. Enfin, cet ouvrage a le grand mérite de proposer un modèle simple et réaliste qui peut être mis en place par tous les managers, chacun à leur niveau.
Quel manager être quand il faut en permanence jouer sur tous les registres : être présent sans être
pesant, être délégatif sans être laxiste, être disponible sans être éparpillé, être déterminé sans être dirigiste, être soi-même sans être impulsif... ? ? ?
Il n'existe pas de bon style de
management... et le bon manager est désormais celui qui sait s'adapter aux situations et aux personnes qu'il rencontre en n'étant ni girouette, ni opportuniste...
Le management situationnel est un outil qui permet à tout manager de prendre un
recul par rapport à ses pratiques de management, à être plus souple et plus en accord avec son environnement. Ce livre donne des points de repère au manager pour développer l'autonomie des
personnes et des groupes dont il a la responsabilité.
Adieu aux subordonnés zélés et soumis... et bienvenue aux collaborateurs
polyvalents, responsables et autonomes... Adieu aux supérieurs tatillons et autoritaires... et bienvenue aux managers crédibles, motivants et ouverts...
Pour prendre connaissance du site de Paul Hersey.
Pour prendre connaissance du site de Ken Blanchard
Que retenir du modèle de Hersey et Blanchard dans le management ?
Ce modèle est intéressant car il met en avant le processus d'apprentissage et de motivation qui est de la responsabilité du manager et qui doit, concrétement, sa traduire par un
degré d'autonomie de plus en plus grand pour ses collaborateurs, une réduction de la fréquence des contrôles et des délégations formalisées.
Le manager doit doit donc être très flexible et selon les cas, tel un Janus à quatre têtes passer du directif au délégatif, en passant par le persuasif et le participatif.
Le manager directif encadre de près les jeunes collaborateurs, peu expérimentés et peu compétents, il donne des ordres précis et des instructions
individualisées, établit des plannings et programmes, des définitions de fonction, des procédures, effectue des contrôles réguliers, parle beaucoup et écoute peu, connaît le travail et peut
l'expliquer. Il donne les instructions, explique les façons d'agir et contrôle les résultats d'une façon quotidienne.
Le manager persuasif peut laisser un peu d'autonomie à la personne. Il explique le pourquoi et le comment des choses, et contrôle les résultats toutes les
semaines. Il soude l'équipe autour d'objectifs communs. Il donne beaucoup d'explications (les causes, les enjeux), développe son argumentation, ses points de vue, décide et met en valeur les
projets et les objectifs, encourage et soutient les individus, apprécie les améliorations, suscite les questions et même les objections, s'assure que chacun a compris ce qu'on attend de lui et
se sent motivé.
Le manager participatif peut laisser encore plus d'autonomie et associer la personne à la prise de décision. si dans les styles directif et persuasif, c'est le
manager qui prend les décisions, ici, les décisions sont prises en commun par le manager et la personne. Il rappelle le respect des contrats et des zones d'autonomie, crée une ambiance de
travail conviviale, conseille et aide à résoudre les difficultés, négocie des solutions prenant en compte les intérêts généraux et ceux des individus, analyse les limites de ce qui est
négociable, négocie les objectifs et travaille par contrat avec ses collaborateurs qu'il rencontre selon les modalités prévues, écoute, s'adapte, tient compte des attentes et des conseils,
permet aux collaborateurs de se mettre en avant et les soutient.
Le manager délégatif doit laisser le collaborateur prendre des décisions et l'en informer ensuite. Le contrôle est donc ici a posteriori, dans le cadre d'une
délégation formalisée. Il partage la responsabilité et développe la prise d'initiative en accordant le droit à l'erreur, définit les missions et attend les propositions pour réaliser, définit
des rencontres périodiques, apporte une aide indirecte, échange, accepte les propositions nouvelles, analyse le processus et les résultats avec le collaborateur.
Comment utiliser le modèle ?
- identifier son style naturel en situation de manager.
( pour découvrir le modèle DISC )
- évaluer pour chaque membre de l'équipe et pour chacun des travaux qui leur sont confiés les niveaux de compétence et de motivation.
- identifier les écarts entre son style dominant et les caractéristiques de chaque personne.
- mettre en oeuvre les actions de régulation, c'est-à-dire de modification du dégré d'autonomie accordé à chacun de ses collaborateurs, en fonction des critères de motivation et
de compétence, ce qui implique une grande flexibilité comportementale de votre part.
Et enfin, souvenez vous: Que ce n'est pas parce qu'une personne croit qu'elle sait faire, qu'elle
sait réellement faire.
Que ce n'est pas parce qu'elle devrait savoir faire qu'elle sait faire.
Que ce n'est pas parce qu'une personne est compétente dans un domaine qu'elle l'est dans d'autres domaines.
Si votre niveau d'exigence est trop élevé par rapport aux compétences réelles, vous allez démotiver la personne. Pour accroître le niveau des compétence d'une personne, formez la.
Que de talents cachés et de dynamisme étouffé par un management inadapté! Ce sont les hommes et non les systèmes qui font la réussite d'une
entreprise.
Pour aller plus loin sur le sujet.......
Merci de remplir le formulaire. Nous vous contacterons
Directif: Le manager prend la décision. Il donne des
instructions précises et surveille de près les résultats.
Persuasif: Le manager prend la décision après discussion ou
explications. Le manager explique ses décisions et donne des occasions de discuter.
Participatif: Le collaborateur prend la décision avec le soutien
du manager. Le manager partage les idées et facilite la prise de décision.
Délégatif: Le collaborateur prend la décision. Le manager
délègue ses pouvoirs pour les décisions et l'exécution.
Le modéle
Blake et Mouton
Cette grille permet de définir cinq styles de comportement (susceptibles de variations et de nuances). Ce sont:
- le style 9.1 "boulot-boulot": exclusivement axé sur la production, il cherche à éliminer au maximun
l'incidence des facteurs humains.
- le style 9.9 "esprit d'équipe": développe simultanément et de façon harmonieuse un fort souci des
personnes et des exigences de production élevées.
- le style 1.9 "gentil organisateur": uniquement préoccupé du climat et des bonnes relations, il
laisse au second plan les exigences de production.
- le style 5.5 "opportuniste-pragmatique": négocie adroitement et à tour de rôle entre la
satisfaction des demandes personnelles et les exigences de production.
- le style 1.1 "retrait": n'assure qu'un minimum d'instructions, d'information et de présence.
Vos réactions